Rock'n'roll attitude
On en attend parler en ce moment… les Rolling Stones sont de retour…
Qui ? Mouais bon…
C'est l'éternel retour mais laissez-leur le bénéfice de la longévité. Connaissez-vous un autre groupe de rock qui ait tenu si longtemps sans se séparrer ?
Le très intelligent Mick Jagger a trouvé le bon filon (bon c'était facile) pour qu'on reparle de lui dans la presse autrement qu'en faisant un bébé à une autre choriste…. Il a suivi la "mode anti-bush" pour augmenter son capital sympathie (même s'il dément avoir visé Bush, pour couvrir son pote Keith qui vit au USA!)
Ceci-dit, moi j'aime les Rolling Stones pour les bons moments qu'ils m'ont permis de passer. C'est sur "You can't always get what you want" que j'ai appris à jouer à la guitare (2 accords qui ont fait souffrir les pauvres doigts de ma main gauche). Mais avant tout il y a eu les concerts - quatre en tout : Bâle - Paris (2x) - Londres…
Le meilleur : 1998. Pas vraiment pour le concert mais plutôt pour l'ambiance générale du week-end.
On était 5, de 18 à 50 ans, à "monter" à la capital en train, puis le RER jusqu'au Stade de France.
Il y avait d'abord l'attente à 20 mètres de la scène, mes fesses posées à l'endroit où Ronaldo avait dérapé quelques jours auparavant, là-même où Zidane avait craché au sol. Ben oui, fan de foot ou pas, être assise sur ce sol quelques jours après la Coupe du Monde de 1998, c'est quand même impressionant.
Et puis, c'est ce soir-là que j'ai vu Mick à deux mètres de moi sur une petite scène au milieu du stade "p***** ce petit cul, qu'est-ce-qu'il est sexy"… quelques minutes plus tard je me retrouve sous la tente des secouristes, je ne sais plus comment. A cause des fesses de Mick ? Non, quand même pas… N'empèche, très sympas les secouristes, j'ai vu la fin du spectacle sur une chaise avec un sucre à l'eau de vie (?)
A la fin du concert le temps de tous se retrouver on rate le dernier métro. On marche jusqu'au Sacré Coeur en écoutant les commentaires du plus grand fan des Stones que je connaisse : "Charly était bon ce soir" "T'as vu Keith a fait une fausse note sur le solo de Gimme Shelter" "euh, ouais ouais, j'ai aussi remarqué" (?)
On s'installe sur des bancs pour la nuit. Pas d'hotel de réserver, on est rock'n'roll ou on ne l'est pas ! Des clochards viennent pour nous chasser "hey c'est notre coin ça !" "ouay mais on est juste de passage, juste une nuit..." "mfffgr"@£ogrrngm**mmfff"…ils repartent dormir plus loin.
Le lendemain, il y a eu le (les?) joint(s) au bord de la Seine. Monsieur Noisette (qui n'était pas encore Monsieur Noisette) se met en slip pour faire le tour d'une péniche nommée Marie-Jeanne, on est rock'n'roll ou on ne l'est pas!
Encore une marche jusqu'à la Tour Eiffel avec un arrêt dans un parc. Claude (THE fan) continue à nous parler des Stones comme s'il s'agissait de potes à lui. "Ouais et puis quand Mick a appris que Keith couchait avec sa nenette, forcément il était pas content…" Claude s'arrête à une fontaine et sort de sa poche un shampoing tout en continuant à parler de ses potes "…mais bon leur amitié est plus forte et c'est pas une histoire de nana qui peut casser ça…". Claude fait sa toilette torse nu en plein Paris, ses disciples assis en face de lui, on continue à l'écouter, tout ça était très normal, on est rock'n'roll ou on ne l'est pas!
On s'est endormi à l'ombre de la Tour Eiffel, puis réveillé en sursaut par des Japonais bruyants "merde, le train" ! On court jusqu'au métro qu'on prend dans le mauvais sens, on est rock'n'roll touriste ou on ne l'est pas !
