Téléphone

Publié le par Noisette

J’ai toujours détesté le téléphone.

Etant petite je ne décrochais jamais le téléphone à la maison.

De tout de façon, personne pour m’appeler, les copines dans le quartier, c’était l’époque où on prenait encore son vélo pour aller parler de vive-voix aux camarades au lieu d’envoyer un SMS à sa voisine.

 

Plus tard, il y a eu THE coup de fil qui ne venait pas où j’attendais fébrilement l’appel d’une famille américaine qui devait accepter mon dossier de candidature comme fille au pair. Je sursautais dans ma chambre dès que le téléphone sonnait et ceci pendant plusieurs mois avant d’oser décrocher le téléphone moi-même pour appeler l’agence qui avait oublié mon dossier dans un tiroire (phobie du téléphone, liée à la peur de déranger… mais c’est une autre histoire).

 

Ce n’est qu’à 22 ans que j’ai définitivement apprivoisé la chose pour en découvrir les côtés positifs. Je me souviens des heures passées à parler dans le vide et les notes de France Telecom où les numéros de mes amis étaient surlignés au stabilo jaune par mon père ! Cette règle avait été imposée par moi-même. Je payais mes notes de téléphone pour ne subir aucune remarque de mes parents. J’ai même acheté un téléphone sans fil pour pouvoir emmener le combiné dans ma chambre. Et oui, le portable n’existait pas encore à l’époque, du moins pas tel qu’on le connait aujourd’hui…

 

Mon premier boulot m’a appris à prendre mon courage à deux mains pour affronter des clients mécontants puisque j’étais bien souvent ammenée à leur annoncer une mauvaise nouvelle par ce maudit téléphone. J’ai aussi appris à utiliser la touche "mute" pour lancer des noms d’oiseaux à des clients particulièrement mécontants avant de leur re-re-expliquer que de tout de façon on ne pouvait rien y changer…

 

Puis, encore plus tard, quand j’ai changé de boulot, plus loin avec ma vieille voiture, je me suis dit qu’il me fallait un portable, en cas de panne sur l’autoroute. Portable dont les batteries sont toujours vides quand j’en ai besoin.

 

Les coups de fil des copines ont cessé dès lors que je me suis installée avec Monsieur Noisette.

Maintenant, quand le téléphone sonne à la maison et que je suis seule, je le laisse sonner bien souvent quand je n’ai pas envie de parler à ma mère. Puisque si ce n’est pas ma mère, c’est quelqu’un qui veut me vendre une cuisine. Personne ne m’aime… personne ne m’appelle… Ah si, le mercredi après-midi, ma pause café pendant que pupuce fait la sieste, il y a les copines-au-foyer qui m’appellent pour parler enfants… et moi je me dis en racrochant une heure plus tard, que la cuisine n’est toujours pas rangée, la poussière toujours là et le linge pas repassé…

Et puis parfois ça me prend, j’ai envie de parler à quelqu’un, comme l’autre jour où je compose tous les numéros des copines-au-foyer de mon carnet d'adresse. Personne ne décroche, que des répondeurs auxquels je ne laisse aucun message… Puis, je tombe sur le numéro de mon gynéco, là au-moins quelqu’un décroche mais je n’ai pas envie de raconter ma vie à cette secrétaire antipathique, je prends donc rendez-vous pour le mois de juin…

 

Non, décidément je n’aime pas le téléphone…

 

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N
Merci Dan ;-)
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D
Bonjour Noisette,<br /> Je ne me rappelais pas être déjà venu sur ton blog et voilà que je constate que mes coordonnées sont déjà mémorisées !<br /> <br /> Il faut que je t'inscrive dans mon carnet de blogs pour ne plus t'oublier car ton blog est très sympa.<br /> <br /> PS : Moi non plus, j'aime pas le téléphone.
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T
moi c'est soit mon boss, soit mes parents .. personne d'autre ne m'appelle sur mon téléphonne fixe .. donc je ne déccroche pas souvent ;)
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L
la secrétaire de mon gyneco est aussi antipathique ;p
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N
et over-blog, ça fonctionne mieux ! moi j'ai toujours autant de soucis pour te faire un pti mot<br /> grosses bises
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