Je ne crois pas vous avoir déjà parlé de mes collègues de bureau... ils sont 5, je les adore comme je les déteste, ils font partis de ma vie…
C'est vrai qu'on en passe du temps avec ces gens là et je dois dire que je peux m'estimer heureuse. Ceci n'a pas toujours été le cas, c'est pourquoi je tiens tellement à mon job, ne sachant pas sur quoi je pourrais tomber ailleurs.
Toute ressemblance avec des personnages réels est totalement vraie mais les prénoms seront modifier pour ne pas attirer l’attention sur une noisette qui vient étaler ici la complexité d’une vie en communauté dans un environnement fermé.
Tout d’abord, il y a Jessifer, elle n’est pas blonde mais parfois je me demande. Je commence déjà à être méchante alors que je l’adore. Elle est assise en face de moi. En ce moment précis elle est en train de peler une carotte. Ca mange très sainement une Jessifer, entre les cafés au lait et les clops. 35ans célibataire, mignonne (j’entends déjà les vautours qui approchent), mais elle fait partie de ces jeunes filles pleine de qualités qui n’ont jamais de chance avec les hommes. J’en ai essuyé des larmes aux toilettes avec elle, à cause de Pierre, de Paul, et de tous les autres… Depuis peu elle a un nouveau lover… qui a déjà une petite copine depuis 7 ans… no comment… mais Jessifer est heureuse, alors Noisette est heureuse et elle préparre discrètement les mouchoirs pour quand ça ira moins bien…
Puis, il y a Ginette. Un besoin maladif de se sentir indispensable. Vous en avez tous des comme ça au boulot, j'en suis certaine. On dirait parfois qu'elle étouffe sa frustation de n'avoir jamais eu d'enfants en maternant ses collègues de travail. Moi j'avoue que j'en profite parfois… "Ginette… on a plus d'encre dans l'imprimente… c'est où déjà qu'il faut en commander ?…" "enfin Noisette, combien de fois faut-il encore que je te le répète, bon laisse ma chérie, je vais le faire" - "OK, merci !"
Raoul. Il est cool Raoul, ou plutôt… bordélique. Un excellent camarade de cantine mais un bien piètre collègue qui te refile ses merdes sans scrupule (it's your job !). Je déteste la médiocrité et le travail mal fait. Je pourrais parfois le coller au mur mais je l'aime bien quand même pour nos discussions annimées de cantoche avec Jessifer. Ils nous apporte son point de vue de mâle à nos problèmes de femelles avec sa froideur et son honnèteté déboussolante. Mais il faut lui laisser sa qualité majeur : l'écoute. J'ai rarement rencontré un mec qui s'intéresse autant à la première dent d'un bébé qu'au dernier match du FC Liverpool.
Son matérialisme extrême occasionne bien souvent des regards de désolance entre Jessifer et moi. Martine est de ces gens qui ont tout pour être heureux mais qui ne le seront jamais… Plus loin, le chef. On va l’appeler Hans-Peter, un Allemand, un vrai de vrai comme on en fait plus. Je ne sais pas si je l’aime bien ou pas. De vieilles rancunes que je n’arrive pas à évacuer. C’est le genre de type qui ne se trompe jamais, carré, organisé (un Allemand quoi). Mon petit plaisir : trouver des failles et les lui faire remarquer de manière détournée et diplomate (garce) Mais c'est un chef à qui on peut dire "tu me fais chier de me donner du boulot à 17heures le vendredi soir"… le boulot sera fait, tu resteras jusqu'à 20 heures s'il le faut mais au moins tu lui auras dit… Et les vôtres ? Ils sont comment les-vôtres ?!
A ses côtés se trouve Martine, tout est rose chez Martine, a mi-temps, son monde à elle c’est sa maison, son mari et ses enfants (euh non pardon : ses enfants, sa maison et son mari). Elle ramène toujours tout à ses enfants, on lui raconte par exemple qu’une copine s’est fait ouvrir le visage à coup de bouteille de bière par une folle, elle répond "ma fille aussi est tombée et s’est fait bobo au genoux"
Commentaires
Pfiou moi j'ai vraiment pas envie de penser à eux en ce moment, du moins pas aux chiants ! :-) Bises
j'adore leurs portraits
je n'ai plus de collègue de travail depuis un moment mais mon chef était un vrai con , un vrai de vrai
je me tapais tout le travail il buvait son café en regardant son agenda (vide)
il savait rester des heures ainsi sans rien faire !
il n'était là que pour signer les courriers que j'avais fait et accepter les dossiers et autres recherche que j'avais également fait
bref frustrant !
d'ailleurs ça me faisait drolement chier !!!
heureuse d'être partie et quelque fois mélancolique
quand on bosse dans le social et qu'on arrête on a l'impression de ne plus être utile à rien
bisous
Pralinette -> c'est vrai qu'on est bien aussi loin d'eux !
Seb -> c'est précisément pour ça que je tiens beaucoup à mon boulot ici ! c'est hyper important les collègues...
Galloute -> ça fait 13ans que je bosse avec des Allemands, j'avoue que j'aime bien leur façon de bosser...
Ailes -> c'est rageant, surtout quand on a aucune reconnaissance...
Et puis les descriptions !!!
Ils ne doivent pas s'ennuyer en tout cas quand tu es dans les parrages.
Biz...Noisette
J'adore ta facon de raconter les choses... ca me donne des envies de blog...ca me rappelle que j'en ai des choses a raconter loool
Bisous Noisette!
Tu croques aussi bien en mot qu'en dessin.
Depuis février 06 j'ai 4 collègues qui sont complémentaires ce qui fait qu'on à une bonne complicité et osmose... j'ai connu auparavant des collègues avec qui je partageaisn, professionnelement, la meme façon de voir , j'en ai connu des faux-culs, des qui sont débordés alors qu'ils foutent pas grand chose, des débordés réels mais qui peuvent pas s'arreter par manque de confiance en elles, des opportunistes, des lèches bottes , des qui donnent l'illusion d'en foutre un max mais qui en réalités qui glandouillent, des dépressifs qui essaient de maintenir le cap, des dépressifs qu'on tente d'aider à maintenir le cap, des lunatiques à prendre avec des pincettes, des qui savent toujours mieux que les autres , des qui retiennent jamais les informations ... la vie quoi ;-D
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Des collègues, j'en ai pas... je bosse pas, enfin, pas comme on entend "bosser"... Et je suis ravie... Mais bien souvent j'ai préféré bosser avec des hommes : sont plus cool, plus francs et moins "cancans"... car les blondes... waouuuuuuuuu...
Sinon, tout ton article est décalé... arffff OB lol
bises